La Clé des champs, entraide pour troubles anxieux

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 L'anxiété ou le stress post-traumatique

Ce trouble peut apparaître lorsqu'une personne a vécu une expérience particulièrement traumatisante comme une agression violente, un vol, une prise d'otage, un incendie, un accident, etc. Il arrive que le trouble apparaisse également chez des personnes qui ont été témoin d'un événement traumatisant ou lorsqu'elles ont été impliquées indirectement.

Suite à un événement catastrophique, chez la majorité des personnes, une réaction normale dure au moins deux jours et ne dépasse pas quatre semaines. Mais d'autres peuvent ressentir des symptômes physiques ou psychologiques aigus et persistants qui les empêchent de fonctionner normalement.

On parle de stress post-traumatique lorsque la perturbation entraîne une souffrance ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Le souvenir de l'événement est souvent d'une extraordinaire précision.

Les gens disent revoir la scène comme s'ils y étaient. Les images, le souvenir des cris, des odeurs, etc; semblent plus vrais que la mémoire ordinaire. Luc, par exemple, nous racontait comment il n'a qu'à "regarder" ces images pour nous dire combien il a fait de pas pour aller vers les victimes, etc.
 

Voici les critères définis par l'American Psychiatric Association et qui sont généralement utilisés:

A. La personne a été exposée à un événement traumatique tel que défini plus haut.

B. L'événement traumatique est constamment revécu, de l'une (ou de plusieurs) des façons suivantes:

1.     souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement provoquant un sentiment de détresse et comprenant des images, des pensées ou des perceptions. Note: Chez les jeunes enfants, jeux répétitifs exprimant des thèmes ou des aspects du traumatisme.

2.     rêves répétitifs concernant l'événement provoquant un sentiment de détresse. Note: Chez les enfants, il peut s'agir de rêves effrayants sans contenu reconnaissable.

3.     impression ou agissements soudains "comme si" l'événement traumatique allait se reproduire (incluant le sentiment de revivre l'événement, des illusions, des hallucinations et des épisodes dissociatifs (flash-back), y compris ceux qui surviennent au réveil ou au cours d'une intoxication). Note: Chez les jeunes enfants, la remise en action peut se produire.

4.     sentiment intense de détresse psychique lors de l'exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l'événement traumatique (par ex., les dates anniversaires, le temps froid ou le temps chaud, la neige, certains endroits, certaines scènes à la télévision, etc.).

5.     réactivité physiologique lors de l'exposition à des indices internes ou externes pouvant évoquer ou ressembler à un aspect de l'événement traumatique.

 C.  Évitement persistant des stimulus associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins trois des manifestations suivantes:

1.     efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au traumatisme.

2.     efforts pour éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme.

3.     incapacité de se rappeler un aspect important du traumatisme.

4.     réduction nette de l'intérêt pour des activités importantes ou bien réduction de la participation à ces mêmes activités.

5.     sentiment de détachement d'autrui ou bien de devenir étranger par rapport aux autres.

6.     restriction des affects (par ex., incapacité à éprouver des sentiments tendres).

7.     sentiment d'avenir "bouché" (par ex., penser ne pas pouvoir faire carrière, se marier, avoir des enfants, ou avoir un cours normal de la vie).

D. Présence de symptômes persistants traduisant une activation neurovégétative (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins deux des manifestations suivantes:

1.     difficultés d'endormissement ou sommeil interrompu 

2.     irritabilité ou accès de colère

3.     difficultés de concentration 

4.     hypervigilance

5.     réaction de sursaut exagérée.

On parle de stress post-traumatique lorsque la perturbation entraîne une souffrance ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants. Le souvenir de l'événement est souvent d'une extraordinaire précision.

Les gens disent revoir la scène comme s'ils y étaient. Les images, le souvenir des cris, des odeurs, etc; semblent plus vrais que la mémoire ordinaire. Luc, par exemple, nous racontait comment il n'a qu'à "regarder" ces images pour nous dire combien il a fait de pas pour aller vers les victimes, etc..

Les symptômes de stress post-traumatique sont, de l'avis de plusieurs chercheurs, le résultat de mécanismes d'adaptation de l'organisme.

  • Par exemple, les symptômes d'hypervigilance et autres symptômes de suractivation physiologique se produisent comme s'il fallait rester en alerte pour s'assurer de faire ce qu'il faut et de prévenir tout autre danger.
  • L'émoussement des émotions et l'amnésie permettent de doser le stress à gérer, etc..
  • Le problème, quand on ne se rétablit pas, est que ces mécanismes se maintiennent alors qu'ils ne sont plus nécessaires et qu'ils présentent trop d'inconvénients.

Il arrive que ces symptômes de stress post-traumatique soient accompagnés de symptômes physiques ou psychologiques d'anxiété ou de panique (il s'agit d'hyperventilation) tels que:

  • palpitations,
  • battements de c?ur ou accélération du rythme cardiaque,
  • transpiration,
  • tremblements ou secousses musculaires,
  • sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement,
  • sensation d'étranglement,
  • douleur ou gêne thoracique,
  • nausée ou gêne abdominale,
  • sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement,
  • déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi),
  • peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou,
  • peur de mourir,
  • sensations d'engourdissement ou de picotements,
  • frissons ou bouffées de chaleur

(reproduit du DSM-IV, Critères d'une attaque de panique).