La Clé des champs, entraide pour troubles anxieux

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À venir cet automne: groupe pour adolescents de 15 à 21 ans inscriptions en cours, ne tardez pas car les places sont limitées. 
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    réseau d'entraide pour personnes souffrant de troubles anxieux 
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L’ANXIÉTÉ CHEZ LES ADOLESCENTS

Le passage de l’adolescence au stade adulte est une période déterminante.  La plupart des jeunes passent par ce stade sans  grandes difficultés.  Certains, cependant, verront les premières manifestations de troubles anxieux.  Ces troubles anxieux leurs causent beaucoup de souffrance.

La timidité ou l’anxiété sociale

La prévalence de la phobie sociale à l’adolescence est de 15% (Magee et coll. 1996)

Avoir un regard fuyant ou les mains moites, rougir bafouiller et trembler peuvent être des symptômes d’anxiété sociale.  Malheureusement, un grand nombre d’adolescents souffrent de timidité ou d’anxiété sociale.  Ces jeunes ont souvent l’impression d’être stupides, de ne pas être à la hauteur, de n’avoir rien à dire.  Ils sont souvent perçus comme étant snobs ou coincés mais, à vrai dire, ils manquent de confiance.  Cette anxiété peut leur gâcher l’existence.  Elle peut les empêcher d’avoir des relations d’amitié et d’amour et, pendant l’adolescence, l’amitié et l’amour sont primordiaux.

La phobie sociale

Il s’agit d’anxiété sociale plus sévère. La phobie sociale fait fuir toutes les situations ou le jeune est en contact avec d’autres personnes.  La phobie sociale est caractérisée par des symptômes et des émotions encore plus fortes que pour l’anxiété sociale : difficulté à se concentrer, inconfort, peur du jugement d’autrui.  La fuite, l’isolement et la baisse de l’estime de soi mènent trop souvent à la dépression


L’anxiété de performance ou le trac

Cela se manifeste lorsque le jeune prend la parole en public.  Lorsqu’il doit faire un exposé en classe et que tout s’embrouille, les mots ne sortent pas.  Il bafouille, rougit, tremble.

L’anxiété de séparation

C’est une anxiété excessive qui se présente lorsque le jeune est séparé de ses proches.  Des symptômes de tristesse et/ou de dépression peuvent se manifester.

Ce trouble, qui se développe à l’enfance, peut devenir incapacitant lorsqu’il subsiste durant l’adolescence.

Le toc ou trouble obsessionnel-compulsif

La prévalence du trouble obsessionnel-compulsif est de 1 à 3% (Bland et coll. 1988; Essau coll. 2000)

Les jeunes souffrant du TOC ont des pensées bizarres et obsédantes qui reviennent tout le temps et qui peuvent mener à des rituels ou des manies étranges, comme le lavage excessif des mains. Les comportements compulsifs chez les jeunes sont les suivants :  le lavage des mains, les vérifications (ex . du sac d’école), la réassurance (ex. demander souvent si tout est correct), le rituel (ex. compter jusqu’à sept chaque fois que l’on croise quelqu’un), mettre les choses en ordre (ex Les gommes à effacer) ou essayer de remplacer les pensées inacceptables (ex. faire mal à quelqu’un) par des pensées plus acceptables (ex. penser à ses parents). Les jeunes se sentent obligés d’agir pour mettre fin à un malaise, le prévenir  ou prévenir un événement désastreux.

L’anxiété généralisé

C’est une anxiété chronique caractérisée par des inquiétudes excessives.

Cette peur anticipée est associée à l’attente, au pressentiment ou à l’approche du danger concernant différents aspects de la vie.  Ces angoisses arrivent aux moments où l’on s’y attend le moins.  En voici quelques symptômes physiques : palpitations cœur qui débat, mains moites, souffle court… Les inquiétudes viennent tout le temps.

La prévalence de l’anxiété généralisée est de 3 à 5 % (Kessler et coll. 1994, Essau et coll. 2000, Romano et coll.)

L’agoraphobie avec ou sans attaque de panique

C’est la difficulté de se retrouver dans un endroit fermé où il serait difficile de fuir : l’autobus, la voiture, la foule, les files d’attente...

L’attaque de panique se reconnaît à la présence d’un sentiment de danger imminent qui n’est pas fondé et d’un besoin de s’enfuir. Il se déclenche sans cause apparente. L’adolescent a souvent besoin de quelqu’un pour l’accompagner.

Cliniquement, l’apparition du trouble panique survient souvent après une mauvaise expérience avec la drogue, chez les individus ayant déjà une tendance à l’anxiété.

 

La prévalence de l’agoraphobie  est de 7% (Barlow 188)

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Le traitement des troubles anxieux

Les traitements habituels sont les suivants : thérapie de style cognitivo-comportemental, approche humaniste, thérapie psycho dynamique et, bien entendu, médication (comme les antidépresseurs), si nécessaire.

Références

Collectif, Peur pas peur on y va! Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal centre, septembre 2001.

santepub-mtl.qc.ca,Référence prévention en pratique médical, article, janvier 2003.

Suppléments aux rapports sur la santé, volume 15, 2004 www.statcan.ca/francais

Marti,Sofia, Livre hydrogène. En finir avec vos complexes. Coll. De La Martinière jeunesse, 2003.

Lanchon, Ann, Un psy pourquoi en voir un? Coll. De La Martinière jeunesse, 2005.