|
L’ANXIÉTÉ CHEZ LES ADOLESCENTS
Le
passage de l’adolescence au stade adulte est une période déterminante. La plupart des jeunes passent par ce stade
sans grandes difficultés. Certains, cependant, verront les premières
manifestations de troubles anxieux. Ces
troubles anxieux leurs causent beaucoup de souffrance.
![]()
La timidité ou l’anxiété sociale.
La prévalence de la phobie sociale à
l’adolescence est de 15% (Magee et coll. 1996) | Avoir un regard fuyant
ou les mains moites, rougir bafouiller et trembler peuvent être des symptômes
d’anxiété sociale. Malheureusement, un
grand nombre d’adolescents souffrent de timidité ou d’anxiété sociale. Ces jeunes ont souvent l’impression d’être
stupides, de ne pas être à la hauteur, de n’avoir rien à dire. Ils sont souvent perçus comme étant snobs ou
coincés mais, à vrai dire, ils manquent de confiance. Cette anxiété peut leur gâcher
l’existence. Elle peut les empêcher
d’avoir des relations d’amitié et d’amour et, pendant l’adolescence, l’amitié
et l’amour sont primordiaux.
La phobie sociale
Il s’agit d’anxiété
sociale plus sévère. La phobie sociale fait fuir toutes les situations ou le
jeune est en contact avec d’autres personnes.
La phobie sociale est caractérisée par des symptômes et des émotions
encore plus fortes que pour l’anxiété sociale : difficulté à se
concentrer, inconfort, peur du jugement d’autrui. La fuite, l’isolement et la baisse de
l’estime de soi mènent trop souvent à la dépression
L’anxiété de
performance ou le trac
Cela se manifeste
lorsque le jeune prend la parole en public.
Lorsqu’il doit faire un exposé en classe et que tout s’embrouille, les
mots ne sortent pas. Il bafouille,
rougit, tremble.
L’anxiété de
séparation
C’est une anxiété
excessive qui se présente lorsque le jeune est séparé de ses proches. Des symptômes de tristesse et/ou de
dépression peuvent se manifester.
Ce trouble, qui se développe à
l’enfance, peut devenir incapacitant lorsqu’il subsiste durant l’adolescence. Le
toc ou trouble obsessionnel-compulsif
La
prévalence du trouble obsessionnel-compulsif est de 1 à 3% (Bland et
coll. 1988; Essau coll. 2000) | ![]() Les jeunes souffrant
du TOC ont des pensées bizarres et obsédantes qui reviennent tout le temps
et qui peuvent mener à des rituels ou des manies étranges, comme le lavage
excessif des mains. Les comportements compulsifs chez les jeunes sont les
suivants : le lavage des mains,
les vérifications (ex . du sac d’école), la réassurance (ex. demander souvent
si tout est correct), le rituel (ex. compter jusqu’à sept chaque fois que
l’on croise quelqu’un), mettre les choses en ordre (ex Les gommes à effacer)
ou essayer de remplacer les pensées inacceptables (ex. faire mal à
quelqu’un) par des pensées plus acceptables (ex. penser à ses parents). Les jeunes
se sentent obligés d’agir pour mettre fin à un malaise, le prévenir ou prévenir un événement désastreux.
L’anxiété généralisé
C’est une anxiété
chronique caractérisée par des inquiétudes excessives.
Cette peur anticipée
est associée à l’attente, au pressentiment ou à l’approche du danger
concernant différents aspects de la vie.
Ces angoisses arrivent aux moments où l’on s’y attend le moins. En voici quelques symptômes
physiques : palpitations cœur qui débat, mains moites, souffle court…
Les inquiétudes viennent tout le temps.
La
prévalence de l’anxiété généralisée est de 3 à 5 % (Kessler et coll.
1994, Essau et coll. 2000, Romano et coll.) |
![]()
L’agoraphobie
avec ou sans attaque de panique
C’est la difficulté
de se retrouver dans un endroit fermé où il serait difficile de
fuir : l’autobus, la voiture, la foule, les files d’attente...
L’attaque de panique
se reconnaît à la présence d’un sentiment de danger imminent qui n’est pas
fondé et d’un besoin de s’enfuir. Il se déclenche sans cause apparente.
L’adolescent a souvent besoin de quelqu’un pour l’accompagner.
Cliniquement,
l’apparition du trouble panique survient souvent après une mauvaise
expérience avec la drogue, chez les individus ayant déjà une tendance
à l’anxiété. |
|
La prévalence de l’agoraphobie est de 7% (Barlow 188) | SHAPE
* MERGEFORMAT
Le traitement des
troubles anxieux
Les traitements
habituels sont les suivants : thérapie de style cognitivo-comportemental,
approche humaniste, thérapie psycho dynamique et, bien entendu, médication
(comme les antidépresseurs), si nécessaire.
Références
Collectif, Peur pas
peur on y va! Régie régionale de la santé et des services sociaux de
Montréal centre, septembre 2001.
santepub-mtl.qc.ca,Référence prévention en pratique médical, article,
janvier 2003.
Suppléments aux rapports
sur la santé, volume 15, 2004 www.statcan.ca/francais
Marti,Sofia, Livre hydrogène. En finir avec vos complexes. Coll.
De La Martinière jeunesse, 2003.
Lanchon,
Ann, Un psy pourquoi en voir un? Coll. De La Martinière jeunesse, 2005.
|