La Clé des champs, entraide pour troubles anxieux

2226 Boulevard Henri-Bourassa, Est , suite 100, Montréal, Québec, Canada H2B 1T3 Téléphone: (514) 334-1587
À venir cet automne: groupe pour adolescents de 15 à 21 ans inscriptions en cours, ne tardez pas car les places sont limitées. 
     La Clé des champs
    réseau d'entraide pour personnes souffrant de troubles anxieux 
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Il est préférable d’encourager votre proche à suivre une thérapie, à se joindre à un groupe d'entraide idéalement d'approche cognitivo-comportementale. On attend du soutien et de l'empathie de la part des proches.
 
Il est bon d'ajuster notre comportement et nos paroles dans le but d'aider au lieu de confronter, de critiquer ou même d'humilier.

On doit souvent ajuster notre façon de parler selon notre interlocuteur. Avec une personne qui a du mal à entendre nous parlons plus fort et plus lentement; avec un enfant nous nous ajustons à son niveau  en utilisant des mots plus simples.

 On devrait aussi ajuster notre façon de parler avec des personnes particulièrement anxieuses.

Voici quelques trucs :

Pour manifester notre soutien à la personne anxieuse :

  • Par des remarques délicates : Lui faire savoir qu’on a remarqué que  quelque chose ne tourne pas rond, qu’on se fait du souci pour elle.
  • Par des questions gentilles : «tout va bien ? tu ne sembles pas dans ton assiette, des soucis ?»
  • Par des encouragements : Démontrer notre empathie, notre  respect pour elle: «J’ai confiance en toi, tu es pleine de capacités, tu surmonteras tes problèmes, tu peux compter sur moi pour t’aider»
  • Par notre présence : « Je suis là, si je peux t’aider. Dis-moi comment je peux t’aider. Tu peux compter sur moi »


Éviter de dire

« Calme-toi! Cesse de t’en faire, relaxes. Arrête de te faire du souci. Tu t’en fais trop tu prends les choses trop à cœur.  »

« Fais preuve d’un peu plus de courage!  Fouette-toi !  »

«  Il n’y a rien de dangereux! C’est dans ta tête »
 
 
Quand un proche souffre d’un des troubles anxieux il vaut mieux:
 

se montrer empathique à la détresse vécue ;

– considérer la personne telle qu’elle est et l’aider à se définir

autrement que par son trouble anxieux ;

– l’encourager à chercher de l’aide professionnelle au besoin ;

– promouvoir des changements positifs tels que s’exposer

graduellement aux stimuli phobogènes ;

– s’informer sur les caractéristiques du trouble, son évolution

et les traitements appropriés ;

– reconnaître et renforcer le moindre progrès, aussi petit soit-il ;

– évaluer un progrès selon la situation de l’individu et non

selon un standard absolu (p. ex. absence de symptômes) ;

– diminuer les attentes durant les périodes de stress ;

– être flexible et essayer de maintenir un fonctionnement

normal ;

– se donner le droit à l’occasion de se sentir impuissant

et frustré.

CE QUE LES PROCHES DEVRAIENT

ÉVITER DE FAIRE :

– blâmer l’individu anxieux ou eux-mêmes pour le trouble ;

– critiquer la personne anxieuse dans sa façon de gérer

ses difficultés ;

– minimiser l’importance des malaises psychologiques

et physiques ;

– exiger de l’individu anxieux des choses qu’il a peur de faire ;

– inciter la personne anxieuse à éviter ou fuir une situation ;

– organiser leur vie uniquement en fonction du trouble

anxieux ;

– prendre la responsabilité de la « guérison » du trouble

anxieux ;

– abandonner les efforts pour aider la personne anxieuse à s’en sortir.
Extrait du site:Http://servicederéférence.com  par Stephane Guay psychologue