La Clé des champs, entraide pour troubles anxieux

2226 Boulevard Henri-Bourassa, Est , suite 100, Montréal, Québec, Canada H2B 1T3 Téléphone: (514) 334-1587
À venir cet automne: groupe pour adolescents de 15 à 21 ans inscriptions en cours, ne tardez pas car les places sont limitées. 
     La Clé des champs
    réseau d'entraide pour personnes souffrant de troubles anxieux 
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 Extraits du bulletin L'Intermédiare décembre 2011
 
 VOUS DÉSIREZ VOUS IMPLIQUER À LA RÉDACTION DE VOTRE BULLETIN L’INTERMÉDIAIRE? C’EST FACILE!
Toutes personnes, membres de La Clé des champs possédant un intérêt pour l’écriture, sont invitées à nous faire parvenir des textes axés sur tous sujets pouvant concerner nos lecteurs.
Ces sujets devront, bien entendu, être reliés à ce qui a trait à l’anxiété; témoignages, partages, textes informatifs, expériences vécues, etc.
Les suggestions sur des sujets que vous voudriez voir être mentionnés dans L’Intermédiaire seront aussi les bienvenues.
Il va de soi que les textes recueillis pourraient être sujets à vérification ou modification et devront être approuvés par l’équipe de rédaction.
MERCI!

La Clé des champs, plus que des groupes d’entraide

Peu d’entre vous le savent, mais les employés permanents de La Clé des champs font une foule de tâches en plus de l’animation de leurs groupes. Entre autres, ils reçoivent les appels du public, donnent de l'information et des références, font des entrevues téléphoniques et des rencontres d'évaluation ainsi que de la gestion de problèmes au besoin. Tous les employés participent aux réunions d’équipe bimensuelles et à la préparation et l’animation de l’assemblée générale annuelle. En plus, ils s’occupent de l’entretien des locaux et des achats de fournitures pour l’organisme.
Vous verrez ici les responsabilités propres à chacun personnellement.
Sylvie Contant s’occupe des services aux membres. Cela se traduit par la gestion des dossiers des groupes, la mise à jour de la base de données, la gestion des frais d’inscription et les envois postaux aux membres. C’est également elle qui prépare les attestations de présence des membres à la fin des sessions et collecte les statistiques pour la rédaction du rapport annuel des activités de l’organisme en vue de son assemblée annuelle.
Une autre tâche importante qu’accomplit Sylvie est l’accompagnement et l’évaluation des stagiaires durant leur année scolaire. Elle les assiste dans le développement de leurs compétences professionnelles.
Enfin, Sylvie est responsable d’une bonne part de la documentation que nous utilisons régulièrement. Elle voit à la révision et à l’amélioration à apporter aux documents de session. Elle recense la documentation sur les ressources en santé mentale, elle rédige des articles pour le journal l’Intermédiaire et elle améliore les documents de gestion des interventions. Elle représente également l'organisme lors de colloques ou d'activités promotionnelles.
Brigitte Dupras est la responsable du volet jeunesse ainsi que des Éditions la clé des champs. Ceci l'amène à s'occuper du service à la clientèle, soit de donner de l'information, préparer les commandes, faire la facturation et l'envoi des commandes ainsi que d'en assurer le suivi. C'est également elle qui confectionne chacun des produits vendus; photocopie du matériel (cahiers, brochures, couvertures, signets, encarts), gravure des CD et DVD et assemblage des documents. Elle s'assure du bon fonctionnement des équipements (graveur, photocopieur, relieuse) et de l'approvisionnement en fournitures de bureau. Elle s'assure de la gestion des numéros I.S.B.N. (Dépôt légal des documents à la bibliothèque nationale du Québec et du Canada) et des droits d'auteurs. Elle prépare également des publipostages promotionnels pour les Éditions par l'envoi de lettres et brochures aux C.L.S.C., aux professionnels de la santé, aux CSSS et aux organismes en santé mentale du Québec et du Canada.
En plus de tout ce qui précède, Brigitte s'occupe du courrier entrant et sortant, c'est-à-dire du courrier administratif et de l'envoi d'informations sur nos services aux C.L.S.C., collèges, organismes, ainsi qu'au grand public. Elle aussi représente l'organisme lors de colloques ou d'activités promotionnelles. Avec Sylvie, elle voit à l’amélioration à apporter aux documents de session
François Houle est responsable de plusieurs tâches reliées à la saine gestion de l'organisme. En plus de ses tâches d'intervenant, il fait la tenue de livres, prépare les dépôts des diverses sources de revenus, paie les factures, compile les feuilles de temps des employés et transmet les paies.
C'est également François qui prépare les documents administratifs pour les rencontres du conseil d’administration, la vérification comptable et l'assemblée générale annuelle.
Finalement, il est apprécié pour son travail minutieux dans la mise en page du journal l’Intermédiaire et pour le soutien technique qu'il assure auprès de ses collègues en cas de pépin. Lui aussi représente l'organisme à l’interne et à l’externe à l'occasion.
Johanne Talbot soutient la direction dans la gestion générale de l’organisme. En dehors des tâches communes à tous, une de ses responsabilités consiste à résoudre des problèmes en tout genre (techniques, informatiques, etc.) qui se présentent dans le lot du quotidien. En collaboration avec l'équipe de travail, elle coordonne le calendrier des activités. Elle voit à la réalisation du plan d'action de l'organisme en matière de financement, de vie associative, de développement et de gestion interne. Elle aussi accompagne et évalue des stagiaires.
Johanne représente La Clé des champs auprès des partenaires du réseau de la santé et des services sociaux et auprès des médias. Entre autres, elle est secrétaire du Regroupement des Organismes communautaires et alternatifs du Nord (ROCAN) et membre du conseil d'administration du Réseau alternatif et communautaire des Organismes en santé mentale de l'île de Montréal (RACOR).
La préparation de documents est une autre part importante de son travail, qu'il s'agisse de préparer les documents pour les réunions du conseil d’administration ou en vue de l'assemblée générale annuelle de l’organisme. De la prise de note lors de réunion, à la conception, la mise en page ou la révision, Johanne participe à la rédaction de procès-verbaux, de documents administratifs, du bulletin aux membres, de matériel promotionnel et aux documents d'animation. Elle prépare également du contenu sur les troubles anxieux et leur traitement en vue de présentation ou de formation à dispenser à l'externe.
En plus de l'équipe permanente, La Clé des champs compte deux autres personnes qui lui prêtent main-forte et il s'agit de Jacqueline L’Abbé et de Marie-Josée Richer.
Jacqueline L’Abbé est présidente-directrice générale et bénévole. Elle est impliquée à La Clé des champs depuis les tous débuts. Hormis ses fonctions de leader au sein du conseil d'administration, elle soutien et collabore au travail avec les différents membres de l'équipe. Ses récentes réalisations personnelles, sont notamment la conception du nouveau site internet dans son ensemble et la préparation de nombreuses bases de données de professionnels de la santé, d'organismes communautaires en santé mentale et d'établissements de santé en vue des publipostages promotionnels des Éditions la Clé des champs. Elle a préparé l'ébauche d'une politique de travail pour le personnel rémunéré. Jacqueline demeure toujours à l'affut en ce qui concerne la recherche de financement, qu'il s'agisse de dons de députés, de compagnies, de fondations ou encore de communautés religieuses. Elle rédige également des articles pour le bulletin aux membres et collabore à la mise à jour de la documentation de l'organisme.
Marie-Josée Richer, notre stagiaire de niveau maîtrise en psychoéducation de l'Université de Montréal, est avec nous depuis septembre 2010. Elle collabore à toutes les étapes de la mise en place et à l'animation de groupes d’entraide chaque session. Elle conçoit des outils d'animation dynamique que nous intégrons aux rencontres. Elle a également accompagné deux personnes dans le cadre de démarches individuelles. Elle fait des recherches sur les problématiques de l'anxiété pour mettre notre documentation à niveau au plan scientifique. Elle rédige également des articles pour le bulletin aux membres et elle est à concevoir un projet spécial qui bénéficiera aux membres de la Clé des champs.
Nous ne mentionnerons pas ici le travail accompli par les membres de notre conseil d'administration et les autres bénévoles qui nous assistent de façon plus ponctuelle, mais maintenant je suis assurée que vous pouvez constater que La Clé des champs, s'est surtout des groupes d'entraide, mais il y a plus!
 

Tout le monde est malheureux tam-di-li-di-li-dam

…chantait ce grand auteur-compositeur-interprète et poète

ou

Comment ne pas succomber à la déprime collective  par Jacqueline L’Abbé
 
Crise économique, changement climatique, guerre et terrorisme, corruption, système de santé déficient ….. Grâce à nos réseaux de communication tels que les bulletins de nouvelles continues sur la télé, à la radio et sur le web et même pour certains sur leur téléphone intelligent, nous ne pouvons pas ignorer qu’il y a de la misère sur notre planète.
Il n’est pas étonnant de constater que la morosité collective est dans l’air! Sans compter que les mauvaises nouvelles sont meilleurs vendeurs.
Sommes-nous voyeuristes de la misère et des catastrophes? Ressentons-nous plutôt de la compassion, de la sympathie ou de l’empathie envers les victimes?
Pourquoi certaines personnes restent collées à leur écran pour voir en direct pendant des heures, voir des jours un tremblement de terre dans un pays éloigné alors que d’autres vont rapidement passer à autre chose?
On pourrait poser comme hypothèses que c’est de la curiosité normale, que ressentir de la compassion soulage le sentiment de culpabilité d’être en sécurité pendant que d’autres personnes souffrent.
Résultat : nous constatons qu’il est pratiquement au goût du jour d’être plus ou moins morose « Je ne peux tout de même pas montrer que je suis joyeux alors qu’il y a autant de misère dans le monde! Je vais passer pour un être sans coeur! » Oh voici une belle grosse valeur de base erronée : Je ne peux pas me permettre d’être bien pendant que d’autres personnes souffrent! Je souffre de ne pas souffrir!
En psychologie on remarque que les limites du « moi » sont parfois mal définies : moi, je suis comme mes semblables, ce qui arrive à mes semblables pourrait bien m’arriver. M’inquiéter tout de suite me permet d’être prêt à faire face à l’éventuel. Voici deux autres exemples de pensées erronées « Ça fait trop longtemps que ça va bien il va sûrement arriver quelque chose de terrible! » « Les personnes joyeuses sont insouciantes du danger qui nous menace »
Bien oui nous pouvons être joyeux quand ça va bien et même plus nous le devons de le montrer. Nous répétons souvent à La Clé des champs que nous n’avons aucun pouvoir sur les événements de la vie mais nous avons le pouvoir de modifier notre façon de réagir aux événements.
Nous avons toujours le choix : stagner dans la morosité collective ou être proactif. Reprenons l’exemple du tremblement de terre à l’autre bout de la planète. C’est normal de ressentir de la compassion en apprenant la nouvelle mais il est sain de passer à autre chose. Plaindre les victimes pendant des heures ne fera pas en sorte de les soulager. Par contre, en étant proactif on choisit de poser un geste comme faire parvenir quelques dollars à un organisme humanitaire (si notre budget nous le permet) ou faire une collecte dans son entourage ou faire parvenir un message de sympathie sur un site Internet ou à l’ambassade du pays victime. Nous pouvons également combattre la morosité collective en encourageant les autres à garder une attitude optimiste : « C’est triste mais heureusement que les autres nations vont s’unir pour les aider…. Nous sommes chanceux de vivre dans une région plus sécuritaire …. »
Vivre le moment présent : ici et maintenant. Vaut mieux s’attarder sur ce qui va bien, ce qui est positif dans notre vie et en être reconnaissant. Soyons solidaire dans notre lutte à la morosité!

De l’ombre… par Mélanie Galipeau
En 2007, j'ai connu l'organisme La Clé des champs, dans un état de détresse élevée. Les intervenants m'ont accueillie telle que j'étais, sans jugement et le coeur ouvert. Ils m'ont aidée à m'envoler. Ils ont été témoins de bien des étapes de cette grande aventure que j'ai décidé d'entreprendre : VIVRE.
Je suis devenue, en 2008, une bénévole occasionnelle et membre du conseil d'administration. Ensuite, une animatrice/intervenante
auprès d'une équipe en or. Mon expérience à la Clé des champs m'a permis principalement de croire en moi à nouveau. C'est là
que j'ai découvert la flamme pour le milieu communautaire.
Une grande histoire d'amour que je compte laisser prendre de l'expansion.  
...à la lumière
Ces grands projets se traduisent de différentes façons, mais entre autres par des études à l'Université de Montréal et deux projets de coordination pour le service de l'Action humanitaire et communautaire sur le campus.
Des projets de travail/étude à l'international sont en cours...
J'ai beaucoup apprécié mon expérience et je me suis sentie complètement impliquée pendant presque trois ans. Mon implication au conseil de l’organisation, au cours de la dernière année, a été beaucoup moins grande et risque d'être similaire cette année. Je me retire donc du conseil d'administration.
Je souhaite qu'un membre intéressé, tout comme moi, puisse y trouver tout ce que j'ai appris et vous apporter une belle implication.
Je reste à la disponibilité de La Clé des champs pour répondre à des besoins bénévoles ponctuels ou pour offrir de l’aide lors d’activités lucratives pour l'organisme.  

L’évaluation des troubles anxieux chez les enfants

Rédigé par Marie-Josée Richer, stagiaire à la maîtrise en psychoéducation

L’état des connaissances scientifiques quant aux troubles anxieux chez l’enfant et l’adolescent est beaucoup plus limité à ces âges que chez les adultes. Malgré tout, des hypothèses et des constats sont mis de l’avant quant au développement et aux traitements des troubles anxieux à l’enfance et à l’adolescence. Lorsque l’on suspecte un trouble anxieux chez l’enfant, certains éléments doivent être considérés. L’objectif de cet article est de présenter un nombre d’éléments à tenir compte dans l’évaluation du trouble anxieux particulièrement chez l’enfant.

Tout d’abord, l’évaluation des troubles anxieux chez l’enfant doit être conduite en ayant connaissance du cadre normatif du développement des peurs. L’évaluateur doit être en mesure de discriminer l’anxiété normale de l’anxiété pathologique1. Puisque l’anxiété est une émotion normale chez l’être humain, certains critères ont été choisis afin de différencier l’anxiété normale vécue par un enfant par opposition à une anxiété pathologique. Albano et al. (2001) ainsi que Barrios et Hartmann (1997 in Albano et al., 2003) présentent les quatre critères suivants: l’omniprésence de la peur, l’évitement de l’objet de la peur, l’altération du fonctionnement quotidien de l’enfant et le niveau d’anxiété sur la base du caractère intraitable de cette dernière. Vitaro et Gagnon (2000) mentionnent également la durée de la peur. Selon l’approche développementale, la durée de la peur en fonction de l’âge de l’enfant et de son niveau de développement permet de déterminer si une peur est pathologique ou non. En effet, à chaque période de sa vie, l’enfant vit certaines peurs qui sont considérées comme normatives. Le tableau suivant présente les peurs normatives aux différentes périodes de la vie de l’enfant2. Ces peurs peuvent différer selon les cultures, quoiqu’elles soient présentes chez plusieurs. Il est à noter également une différence entre les sexes puisque les filles ont tendance à rapporter plus de peurs que les garçons3.

1 Albano, A.M., Chorpita, B.F., & Barlow, D.H. (2003). Childhood anxiety disorders. In E.J. Mash & R.A. Barkley (Eds.), Child psychopathology (2e ed.).
2Dumas, J.E. (2002). Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent (2e éd.). Bruxelles: De Boeck Université.
3 Kendall, P.C. & Suveg, C. (2006). Treating anxiety disorders

Période

Peur

Naissance

L’inattendu

Vers 6 mois

Les personnes ou les situations nouvelles

Vers 2 ans

Certains animaux, la solitude et l’obscurité

Vers 5 ans

Les animaux sauvages et les créatures imaginaires

Dès 7 ans

Les accidents, la mort et les catastrophes.

À l’adolescence

L’évaluation négative de l’entourage et l’échec.

Lors de l’évaluation, un certain nombre d’aspects supplémentaires doivent être pris en compte tel que la détresse vécu par l’enfant et les impacts de l’anxiété sur sa routine au niveau scolaire, social et occupationnel1. Selon Vitaro et Gagnon (2000), l’évaluation des troubles anxieux doit tenir compte de la nature et de l’intensité du problème d’anxiété de l’enfant.

De plus, elle doit comprendre les conséquences du trouble anxieux sur la qualité de vie de l’enfant. Bien entendu, l’évaluation fait le point sur la nécessité d’intervenir ainsi que la sélection des comportements problématiques à modifier.

Par la suite, il est important d’évaluer la comorbidité, c’est-à-dire, la présence de plusieurs troubles en même temps chez l’individu. Au cours de l’enfance, la comorbidité est davantage une règle qu’une exception. La comorbidité est un facteur important à considérer puisqu’elle influence la trajectoire développementale du trouble anxieux4. L’évaluation de la comorbidité permet de prendre en compte la possibilité de l’existence simultanée de plusieurs troubles chez l’enfant. Ainsi, il est possible de déterminer judicieusement les priorités d’interventions. La priorité peut être établie selon différents critères, soit le niveau de détresse vécu par l’enfant ou encore le besoin de l’enfant de vivre des succès thérapeutiques afin de favoriser son engagement et sa motivation à la thérapie5.

Enfin, il est important de s’intéresser aux parents et à leur pratique éducative. Les pratiques parentales peuvent exacerber les comportements anxieux de l’enfant. Celles-ci peuvent se manifester sous forme de contrôle, de renforcement des comportements de fuite et d’évitement, de surprotection ou encore de laxisme6. Finalement, on évalue les parents, car la psychopathologie chez les parents (transmission intergénérationnelle), les pratiques parentales et le type de relation d’attachement sont des facteurs de risque familiaux importants pour le développement d’un trouble anxieux à l’enfance.

Puisque l’anxiété est subjective, il est important d’obtenir le point de vue de l’enfant sur ce qu’il ressent. Il est possible que l’enfant manifeste de l’anxiété que dans quelques contextes. Bien entendu, ce dernier n’a pas la capacité cognitive de comprendre que sa peur ou ses inquiétudes sont irrationnelles. Si vous vous questionnez quant à la présence d’anxiété chez un enfant ou un adolescent, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé.

4 Albano et al., (2003).

5 Dumas, J.E. (2002). Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent (2e éd.). Bruxelles: De Boeck Université.

6 Idem

Voici quelques suggestions de livres permettant de mieux comprendre l’anxiété chez l’enfant :

L'enfant anxieux: comprendre la peur de la peur et redonner courage Auteur : Jean Dumas Éditions : Bruxelles : De Boeck, 2005.

Les troubles anxieux expliqués aux parentsAuteur : Chantal Baron Éditions : Montréal : Éditions du CHU Sainte-Justine, 2001.

Maman j'ai peur, chéri je m'inquiète : l'anxiété chez les enfants, les adolescents et les adultes Auteur : Nadia Gagnier Éditions : Montréal : La Presse, 2006.

 

 

Extraits du bulletin L'Intermédaire de septembre 2011:

Bonjour parents, intervenants et adolescents.

Il y a bientôt 10 ans que commençait le groupe pour adolescents, Envole-toi ! Bien des adolescents sont
passés à nos locaux depuis. Cet automne nous débutons une session le 27 septembre 2011 et les rencontres
se tiendront tous les mardis de 18h30 à 20h30 pour 10 semaines consécutives. Le coût est de 50 $. Cela inclus
un livre avec un CD d'exercices de relaxation et de respiration. Chaque semaine nous aborderons un thème
différent, tel que la respiration, la relaxation, la restructuration de pensées, l'impact de nos perceptions, la
résolution de problème et plusieurs autres. Le tout se fait dans une ambiance de calme et de respect. Pour
s’inscrire, la personne intéressée doit nous téléphoner et répondre à un questionnaire téléphonique. Cela
dure environ 30 minutes. Par la suite, une rencontre individuelle a lieu pour compléter l'inscription au groupe.
Si vous pensez être anxieux, téléphonez à la Clé des champs au 514 334-1587 et l’intervenante responsable
pourra répondre à toutes vos questions. Au plaisir de vous voir en septembre !

Brigitte Dupras
Intervenante psycho sociale jeunesse
 
Assemblée générale annuelle 2010-2011

C'est le lundi 6 juin 2011 que se tenait notre assemblée générale annuelle. Les personnes qui y ont
assisté ont été informées des réalisations de l'équipe de travail et du conseil d'administration pour l'année
2010-2011.
Nous vous mentionnons ici quelques-uns des faits saillants de cette soirée, relatés lors de la présentation
du rapport détaillé des activités de l'organisme.
On a ainsi appris que :
* Seize groupes d'entraide formés ont totalisé 1 800 participations régulières ;
* Sur un peu plus de 2500 appels reçus et émis pendant l'année, 70% portaient sur l'écoute, l'information et
les références ;
* Grâce à un publipostage ayant rejoint près de 1000 professionnels de la santé oeuvrant aux Québec, nous avons vendu environ 1 250 documents créés et fabriqués par notre maison d'édition pour la somme de
25 000 $ ;
* 2000 courriers électroniques et 2000 courriers postaux ont été reçus ou envoyés ;
* Nous avons fait connaître notre ressource et/ou démystifié les troubles anxieux auprès de différents organismes : L’Autre Maison / centre de crise à Montréal, le GRTP du Saguenay (groupe ressources pour
le trouble panique… et autres troubles anxieux), Multi-Caf / cafétéria communautaire à Montréal, FEMMES
DU MONDE à Côte-des-Neiges / centre de femmes ;
* Une formation a été donnée au Centre de crise TRACOM à Montréal et nous avons fait connaître notre organisme dans les médias à l'émission "Folie Douce" de Radio Centre-ville et à l’émission "Ressources.org" du Canal Vox de Lanaudière. Ces émissions ont joint environ 30 000 personnes. Vous
pouvez visionner l'émission Ressources.org sur la page d'accueil de notre site Internet ;
* Nous avons accueilli et accompagné une stagiaire de troisième année au baccalauréat de l'École de
Psychoéducation de l'Université de Montréal. Elle nous a donné plus de 280 heures de travail ;
* Nous avons poursuivi nos activités d'autofinancement, entre autres en louant un de nos bureaux à une
petite entreprise du quartier ;
* Les employés ont reçu leur formation en secourisme en milieu de travail ainsi qu'une formation destinée
aux organismes de bienfaisance donnée par l'Agence du revenu du Canada ;
* 1 800 heures ont été consacrées à la gestion de l'organisme sous une forme ou une autre et quatre
rencontres des membres du conseil d'administration ont eu lieu ;
* Lors de l'assemblée, des élections ont permis d'accueillir Messieurs Yves-Jean Côté et Claude Yelle au
sein du conseil, rejoignant les membres actuels : Mesdames Kathleen Bouchard, Mélanie Galipeau, Mylène
Healey, Jacqueline L’Abbé et Martine Lévesque ainsi que Messieurs Martin Gagné et Antoine Ouellette.
Nous tenons d'ailleurs à remercier tous les membres du conseil d'administration pour l'année  
 
2010-2011. Leur apport est un atout précieux pour l'organisme.  
 
Texte rédigé par Johanne Talbot, coordonnatrice 
 
GESTION DES ÉMOTIONS ET PHOSPHÉNISME
Adaptation de : Gérer ses émotions par le phosphenisme permet de retrouver confiance en soi http://www.phosphenisme.net/emotions.html
 
GESTION DES ÉMOTIONS Les émotions sont des réactions complexes à notre représentation du monde. En fait, c'est nous qui les créons même si elles paraissent échapper à notre contrôle. En effet, les données qui proviennent de l'environnement traversent un certain nombre de filtres qui opèrent inconsciemment. Nous ne pourrions survivre sans trier l'afflux massif d'informations venues de l'extérieur. Ces filtres éliminent des données, les déforment ou les généralisent. Ils incluent notre langage, nos croyances, nos valeurs, nos souvenirs, nos modes de classement et de stockage de l'information, etc. Au terme de ce filtrage, nous nous faisons une représentation mentale de la réalité d'où découlent un état émotionnel et un comportement, tout ceci se déroulant en une fraction de seconde.
 
Lorsqu'on parle de gestion des émotions, on s'intéresse principalement aux émotions déplaisantes : colère, peur, frustration, dépression, désespoir… Gérer ses émotions permet d'améliorer sa faculté d'adaptation, de retrouver confiance en soi. Prenons l'exemple de la colère. C'est une émotion qui peut être dévastatrice. Quand on y cède, on perd le contrôle de soi-même, on n'a plus le choix de répondre à l'événement de façon appropriée. On a beaucoup écrit sur la colère, sur la manière de la canaliser. Cela va de la catharsis, libération d'affects refoulés que l'on provoque, par exemple, en tapant violemment sur un coussin, à une transposition consciente de l'énergie sur un autre objet qui est une forme de sublimation. La meilleure stratégie pour la gestion de la colère consiste à réévaluer la situation. Puisque l'émotion est déclenchée par la représentation que nous nous faisons de l'événement, substituons à celle-ci une autre représentation.
 
Il y aurait la méthode longue qui consisterait à devenir de plus en plus conscient de ses filtres, à changer de croyances, de stratégies, à traiter l'information différemment… Il y en a une autre plus rapide qui semble être efficace. C'est la gestion des émotions par le Phosphénisme. En 1960, un médecin français, Francis Lefebvre, découvre l’incidence de la lumière et du rythme sur les processus mentaux. En fixant assez brièvement une source lumineuse, on obtient un phosphène, c’est-à-dire une sensation lumineuse qui persiste plusieurs minutes. Or, le phosphène canalise l’attention tout en favorisant les associations mentales. Il s'avère un outil très précieux pour travailler sur ses émotions.
 
EXERCICE PRATIQUE : Choisissez une personne de votre entourage avec qui vous êtes en conflit. Faites un phosphène en fixant une lampe phosphénique pendant trente secondes. Pendant cette fixation, concentrez-vous sur cette personne. En présence du phosphène, observez toutes les sensations qui vous viennent. Vous serez surpris par la densité des pensées qui se présentent. Refaites plusieurs phosphènes (6 à 8) en gardant toujours le même objet de concentration. Faites cet exercice plusieurs jours de suite. Lorsque vous reverrez cette personne, vous serez probablement surpris de découvrir que vous réagissez différemment. Grâce à cet exercice, vous pouvez changer votre représentation de cette personne et résoudre vos conflits.
 
SUBLIMATION D'UNE ÉMOTION Chaque fois qu'une émotion désagréable se présente à vous, pensez à un point lumineux en gardant à l'esprit l'idée que cette émotion se trouve dans ce point lumineux. Si vous ressentez de la rage, par exemple, transformez-la en lumière : plus l'émotion ressentie est violente, plus le point doit être lumineux. C'est comme si la rage alimentait directement le foyer lumineux. Faites-en un carburant.  

 

ATTEINDRE LA PERFECTION OU L’EXCELLENCE? Quelques propos tirés d’ « Une année pour mieux vivre » , une méditation guidée sur C.D. de Nicole Bordeleau au sujet du perfectionnisme.

« Pour l’être humain que nous sommes, la perfection n’existe pas. Elle est inatteignable et inaccessible. Nous pouvons dans notre vie être à la recherche de l’excellence. L’excellence est différente de la perfection.» Pour les fins de la cause voici ce tableau comparatif.
 LA PERFECTION…
  L’ EXCELLENCE…

 « Est une illusion fabriquée par notre ego »
 « Est la Signature de notre coeur »
 « A besoin d’avoir raison à tout prix et d’avoir le dernier mot partout »
 « Garde, elle, l’esprit ouvert »
  « Considère les erreurs comme des fautes graves »
 « Fait toujours de son mieux en transformant chaque erreur en occasion d’apprentissage »
« Cultive la hantise de l’échec »
 « A depuis longtemps compris que l’échec n’est parfois qu’une étape sur le chemin du succès »
 « A tellement peur de se tromper qu’elle reste là paralysée »
  « Considère que tout est fort et digne de mention »
 «Nous emprisonne derrière un mur de rigidité »
 « Nous donne des ailes pour nous libérer des notions de performances imposées »
  « Est basée sur la peur et s’en nourrit »
 « Est prête à prendre des risques et à dire oui »
 « Est accompagnée de l’impatience et de la frustration »
 « Voyage avec la compassion, le courage et demande plus de patience »
 « Se doit de tout contrôler »
 « Est libre et spontanée »
 « Juge, critique et compare »
 « Avance, progresse et évolue »
« Est avare » « Est généreuse »
« Elle doute de tout » « Elle sait faire confiance »
                BORDELEAU, Nicole. « Une année pour mieux vivre », STUDIO YOGAMONDE, 2009. (C.D.)
 
 UN PERFECTIONNISME SAIN ?
Un extrait d’un ouvrage intitulé "Le perfectionnisme" réalisé par Olivia Bourget, alors stagiaire en psychoéducation à l’organisme La Clé des champs, réseau d’entraide pour personnes souffrant de troubles anxieux de 2007 à 2009. Mademoiselle Bourget est, depuis 2009, diplômée de l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal.
 
Le perfectionnisme sain n’existe pas! Toutefois, il est important de faire la distinction entre le fait d’avoir un désir de réussite élevé et d’être perfectionniste. Le perfectionnisme est régit par la rigidité et des comportements auto destructeurs, tandis que la personne qui a un désir de réussite élevé intègre la souplesse dans l’accomplissement de ses tâches et y ressent du plaisir. La capacité à évaluer de manière rationnelle l’importance qui doit être accordée à certaines tâches permet aussi de faire la distinction entre le perfectionnisme et un désir de réussite. Par exemple, un chirurgien ne peut se permettre de faire des erreurs sans mettre la vie d’une personne en danger. Par contre, rater sa sauce à spaghetti n’est pas catastrophique! Voici une liste d’éléments qui différencient les deux types.  
 
 
Le perfectionnisme
* Objectifs irréalistes et rigides;
* Autocritique envers soi-même;
* Inflexibilité; Doute obsessif sur la qualité;
* Émotions négatives (honte, culpabilité, peur de l’échec, faible estime de soi);
* Surestimation de l’apparition d’évènements négatifs; pensées du tout ou rien; dramatisation des conséquences;
* Comportement défensif envers les critiques;
* Solitaire; insatisfaction relationnelle;
* Anxiété; dépendance au travail;
* Peur de commettre des erreurs;
* Procrastination; manque de contrôle de soi;
* Difficulté à se détendre; peur de l’échec;
* Évalue sa valeur selon la performance et non la personnalité.
 Le désir de réussite élevé
* Objectifs réalistes et réalisables;
* Souplesse et flexibilité;
*Apte à prendre des décisions;
* Capacité à prendre des risques;
* Capacité à prendre du recul;
* Évalue sa performance de façon constructive;
* Acceptation des erreurs;
* Émotions positives plus présentes (joie, satisfaction, plaisir, bonne estime de soi);
* Motivation élevée;
* Persévérance;
* Capacité à établir des priorités;
* Capacité d’ajuster ses exigences selon le contexte ou l’importance de la tâche;
* Pensées positives face à l’avenir. 
 
Références :Université de Moncton. Mettre fin au perfectionnisme. http://www2.umoncton.ca/cfdocs/saee/psychologie/pdf/perfectionnisme.pdf Université du Québec. Le perfectionnisme. http://www.uquébec.ca/edusante/mentale/le_perfectionnisme.htm

 
 

Extraits du bulletin L'Intermédaire de mars 2011:

 
1-L’estime de soi : un passeport pour la santé

   Source : Denise Sirois, Coup de pouce, novembre 1997.

Difficile de se regarder dans un miroir, droit dans les yeux, et de se dire : je t’aime comme tu es. Pourtant, sans cette précieuse estime de soi, on risque fort, à la longue, de miner sa santé. Voici comment la reconstruire, quel que soit notre âge.

… le scientifique Henri Laborit démontre que, dans une situation de stress, l’être humain réagit comme un animal.  Celui qui choisit de se battre ou de fuir s’en tire mieux  que celui qui n’arrive pas à passer à l’action. Quand on ne sait pas dire non, quand on refoule ses émotions,c’est notre corps qui écope. Pour être capable d’agir dans notre intérêt, on doit d’abord avoir une bonne estime de soi.

Pour compenser une faible estime de soi, on a souvent tendance à privilégier une sphère de notre vie au détriment des autres, explique la psychologue Brigitte Hénault; « l’estime de soi pourrait se définir comme la perception positive de chacune des dimensions de notre vie, notre travail, notre couple, notre vie personnelle et nos relations sociales et familiales.

Or une personne qui réussit bien dans son travail mais qui n’a pas une relation de couple très harmonieuse peut être tentée de tout investir dans sa carrière.  Et alors, il se peut fort bien qu’un jour la maladie la force à s’arrêter et à redéfinir ses priorités de vie ».

 La source d’une faible estime de soi remonte souvent à l’enfance.  « Une fois qu’on est adulte, notre mission est de nous prendre en main et de bâtir et protéger notre estimede soi, rappelle Brigitte Hénault.  Si on s’en remet toujours aux autres pour être valorisé, on risque d’être déçue…  On doit ramener à l’intérieur de soi le centre de contrôle, en quelque sorte, en exprimant nos désirs au lieu d’attendre que les autres les devinent ».  Une fois qu’on a identifié la source de nos manques, on peut travailler à devenir ce que l’auteur Jacques Salomé appelle « un meilleur compagnon pour soi-même ».

2- Tracer notre Zone de sécurité tout en laissant une place AUX AUTRES

Voici ce qu’en pensait Arthur Schopenhauer, philosophe Allemand :

Nous verrons à la session « Cultiver son estime de soi »

Les différentes règles d’or pour cultiver son estime de soi.

Une d’entre elle

est

Défense de piétiner mon jardin:

Zone interdite!
 
La Fable des porcs-épics

Par un jour d’hiver un couple de porc-épic transis de froid se pressait l’un contre l’autre pour se réchauffer. Comme ils se piquaient l’un contre l’autre avec leurs épines, ils se séparèrent et alors ils eurent froid. Après de nombreux essais,  les  porcs-épics trouvèrent la distance à laquelle ils se donnaient le plus de chaleur sans trop se piquer. (1)

Contrairement à l’enfant qui se construit en rétroaction, c’est-à-dire en fonction de l’image que les autres lui renvoient de lui-même, il faut à l’âge adulte, apprendre à se définir et à agir en fonction de ses besoins à soi », poursuit Brigitte Hénault.  Se reconstruire sur tous les plans, en restant en contact avec sa vie intérieure, n’est pas une mince tâche.
 
3-NOS MALAISES DEVANT LES COMPLIMENTS

Références :        

Extrait du texte Nos malaises devant les compliments

http://www.acsm-ca.qc.ca/mieux_v/images/CC12/DI-221.pdf

Source:

BOISVERT J.M., BEAUDRY, M. Tiré de S’affirmer et communiquer, Les Éditions de l’Homme, 1979.

Les compliments peuvent nous rendre aussi anxieux et mal à l'aise que les critiques. Tout comme nous pouvons rougir quand quelqu'un nous critique, nous pouvons aussi rougir quand quelqu'un nous complimente. De plus, nous avons à peu près la même réaction, que le compliment soit vrai ou faux. En résumé, nous sommes parfois aussi défensifs devant les compliments que devant les critiques. Ceci peut paraître étonnant, mais en nous observant, nous verrons que c'est souvent ainsi.

 
Pourquoi?      Notre malaise devant les compliments est un phénomène qui peut avoir différentes causes. Nous pouvons parfois avoir peur qu'il s'agisse de flatteries qui permettront à l'autre de nous manipuler. Les compliments et appréciations des autres peuvent être des façons de nous amener à répondre à leurs besoins; par exemple, quelqu'un peut nous dire: «Tu es bien gentil... Pourrais-tu faire ceci pour moi?» Nous pouvons aussi avoir peur de reconnaître nos qualités par crainte des responsabilités qu'elles entraînent. Il est possible aussi qu'au cours de notre éducation, nous ayons appris qu'il n'était pas correct de reconnaître le bien-fondé d'un compliment qui nous est adressé et qu'il fallait protester et se montrer gêné. Il est possible aussi que nous ayons reçu peu de compliments durant notre vie. Souvent, les gens -parents, professeurs, patrons- prennent plus de temps à chercher les erreurs que nous pouvons faire qu'à chercher à connaître nos succès et nos talents pour nous en parler. Et alors, nous n'apprenons pas à recevoir des compliments.
 
De plus, à la radio, à la télévision et dans les journaux, nous entendons plus souvent parler des mauvaises nouvelles que des bonnes nouvelles, des critiques que des félicitations. Ceci peut nous amener à croire qu'il est peu intéressant de parler et d'entendre parler de ce qui va bien. Enfin, chacun peut sans doute faire d'autres hypothèses sur les raisons de ses malaises devant les compliments. Nous retrouvons, face aux compliments, les mêmes réponses inadéquates que face aux critiques: nous les nions, nous disons que c'est l'autre qui a beaucoup de qualités, mais nous avons de la difficulté à accepter la réalité ou à rejeter les flatteries. Alors, les autres cessent de nous complimenter ou continuent à nous flatter, parce que nous ne savons pas réagir aux compliments et aux flatteries.

Peut-être nous arrive-t-il aussi de réagir négativement devant les compliments mérités. Pourtant,  nous avons tous besoin que les autres reconnaissent et nous disent ce que nous faisons de bien. Pour ne pas perdre cette source de feedback positifs sur notre comportement, il faut donc savoir répondre de façon affirmative aux compliments. Si nous savons répondre de façon affirmative aux compliments, probablement que nous saurons aussi écouter plus facilement les critiques. Nous devons accepter les compliments mérités et rejeter les flatteries, en nous rappelant que nous sommés juges de nos pensées, de nos sentiments et de nos comportements et que c'est à nous d'évaluer finalement si un compliment est valable ou non.

Types de compliments

Tout comme pour les critiques, nous pouvons considérer qu'il y a trois types de compliments:

1) les compliments justes, sincères et spécifiques;

2) les compliments complètement faux et que l'on nous dit soit par ignorance ou par flatterie;

3) les compliments vagues.       

Les compliments justes

Nous avons parfois beaucoup de difficulté à accepter franchement les compliments justifiés. Il suffit pourtant de remercier l'autre d'un tel compliment en souriant, comme on remercie quelqu'un pour un cadeau, et d'ajouter peut-être de l'affirmation de soi positive. Cette procédure consiste à indiquer à l'autre que nous jugeons nous-mêmes que nous avons bien telle ou telle qualité et que nous sommes heureux que l'autre l'ait remarquée.

Les compliments faux

Il faut réagir devant un compliment faux, comme devant une critique fausse, en le niant, en employant si nécessaire la procédure du disque brisé et en évitant de complimenter l'autre à notre tour.

Les compliments vagues

Devant un compliment vague, trop général, il est bon d'employer l'enquête positive pour amener l'autre à préciser ce qu'il remarque d'intéressant en nous et décider ensuite si ce compliment nous apparaît justifié ou non.

Faire des compliments

Sachant l'importance des compliments dans les relations interpersonnelles, prenez l'habitude de montrer aux gens autour de vous que vous les appréciez. Faire un compliment sincère, c'est comme donner un cadeau. C'est donc important de manifester des marques d'appréciation précises, autant au niveau verbal (compliments sincères) qu'au niveau non verbal (main sur l'épaule, sourire, poignée de mains chaleureuse, etc.). De cette façon, vous permettez aux autres de savoir ce que vous trouvez important et intéressant dans leur comportement, dans leur attitude, dans leur apparence.

 Évidemment, c'est à eux ensuite de décider si ce compliment est justifié ou non et de réagir en conséquence. Mais généralement, les gens sont heureux quand nous leur montrons que nous les apprécions sincèrement et cela renforce nos relations avec eux. De plus, et cela est aussi très important, si vous avez l’habitude de montrer à une personne quels sont ses comportements que vous appréciez, cela crée un climat favorable entre vous deux et il est ensuite plus facile pour cette personne de vous écouter quand vous avez des critiques à lui faire. Pour avoir le droit de faire des critiques, il faut aussi être capable de remarquer ce que l'autre fait d'intéressant.

Appréciez les personnes de votre entourage

Les compliments peuvent constituer une source de feedback fort intéressante sur notre propre comportement. Quand nous connaissons ce que les autres apprécient en nous, nous pouvons alors juger si le compliment est valable ou non et mieux orienter notre vie. Que nous en soyons conscients ou non, nous sommes influencés par les feedback positifs ou négatifs que les autres nous donnent. Il vaut donc la peine d'en prendre conscience et d'apprendre à réagir de façon affirmative face aux compliments, comme nous l'avons fait par rapport aux critiques. Pour pouvoir répondre adéquatement aux compliments des autres, il y a lieu d'apprendre d'abord à nous connaître et à nous apprécier nous-mêmes, pour pouvoir ensuite évaluer si un compliment est valable ou non. L'affirmation de soi positive est la procédure de base à utiliser devant les compliments que nous jugeons justes.

Face aux compliments faux, différentes techniques peuvent permettre d'éclairer l'autre sur ce que nous pensons de la nature de ses compliments: le disque brisé, l'information, la révélation de soi et l'enquête positive. Par ailleurs, l'enquête positive peut aider â préciser les compliments vagues. Enfin, étant donné l'importance des feedback positifs dans les relations interpersonnelles, il est particulièrement important de faire des compliments sincères aux autres et de leur montrer que nous les apprécions.